jeudi 13 février 2014

Ma constitution d' "avocat"


Le rationnel

Nous sommes le 13 février 2014.

Avec insistance, ma plume m’appelle. Je ne peux lui résister. A tort ou à raison.

Ma plume me charge d’une mission. Elle me demande de répondre à deux questions bien précises :

1.  Qui peut prétendre devenir le maire de Cholet ? Qui « peut » ? A ne pas confondre avec qui « veut » ! Me précise ma plume ;

2.  L’actuel député et maire de Cholet, Monsieur Gilles BOURDOULEIX, sera-t-il « relaxé » en appel suite à sa condamnation par les premiers juges, le 23 janvier 2014, pour « apologie de crime contre l’humanité » ?

Quel défi !

Deux questions en même temps alors que le temps, qui m’est imparti, est relativement court.

Ma plume est sévère. Elle est sans pitié.

Elle ne tolèrera aucune complaisance de ma part. Elle m’ordonne d’adopter ma méthode habituelle. Elle souhaite que je reste objectif et impartial. Elle m’impose une obligation de moyens ; voire de résultat.

Depuis un moment, je ne vote plus. Ma décision est irrévocable jusqu’à nouvel ordre. Ma pensée et ma plume sont libres et indépendantes. Elles sont étrangères à toute imprégnation corporatiste et catégorielle.

Jusqu’aux prochaines élections municipales, et jusqu’au nouveau procès attendu, je serais donc contraint de vous livrer, régulièrement, mon analyse sur ces deux points, notamment.

Au fur et à mesure, et si cela m’est possible, plusieurs textes se succèderont. Des actes. Des épisodes qui constitueront, avec le temps, un document final. Un mémoire qui sera gravé de façon indélébile.

Ma plume voudrait faire de moi un observateur. Un commentateur. Un citoyen régulateur de ces élections. Et un baromètre, à ne pas confondre avec thermomètre, du procès annoncé.

Un métronome.

Un témoin privilégié. Telle est la posture que ma plume me fait endosser.

Par conséquent, je suis obligé de me constituer « avocat ». Avant de rédiger ma « plaidoirie ».

Un « avocat » sans la robe noire. Sans la toge. Aucun bouton. Ni épitoge. Ni fourrure. Ni gants, ni nœud papillon blancs. Ni hermine.

Juste Amine ; c’est mon prénom.

Vous avez compris. Je ne suis pas juriste.

Je suis juste un citoyen Français. Et notamment Choletais.

Alors, il vous appartient, si vous le souhaitez, de me suivre. En consultant ce blog de temps en temps.

Ainsi, vous pourrez découvrir l’évolution de cette affaire. De cette histoire que je me propose de vous raconter.

Comme cela est la règle, je reste attentif à toute observation, remarque ou critique, éventuelle qui me permettrait, le cas échéant, de rectifier telle ou telle réflexion. Et ainsi, améliorer mes écrits.

En cas d’interprétation erronée de ma part d’une telle ou telle donnée, mes excuses vous sont déjà et préalablement acquises. A l’avance.

Ma prétention serait, peut-être, mal fondée. Je peux me tromper. Si tel est le cas, qu’on me le démontre alors. Qu’on me le prouve. Car, la désapprobation aussi générale soit-elle, ne pourrait, à elle seule, constituer une preuve recevable. D’autant plus si la motivation ne cherche qu’à fournir une appréciation d’ordre générale en évitant l’indispensable « descente dans le souterrain ».

Préambule

Monsieur Gilles BOURDOULEIX avait plaidé, en vain, pour mon départ du centre hospitalier de Cholet dans lequel j’exerce comme pharmacien praticien hospitalier. Il est également resté, pour le moins, indifférent au traitement ciblé qui m’est réservé depuis au moins 2005. L’épreuve, à laquelle je suis soumis, dure depuis huit ans. J’aurais souhaité une intervention de sa part étant donnée sa fonction de président du conseil de surveillance (ex. conseil d’administration) de l’hôpital de Cholet. Aujourd’hui, je n’attends plus rien de lui.

Relevons que Monsieur Gilles BOURDOULEIX n’est pas le seul à être resté passif. Ses opposants politiques notamment, eux aussi, sont restés inactifs. Ils sont tous restés immobiles malgré les nombreuses alertes transmises, à plusieurs reprises, par différents moyens.

Alors, balle au centre.

Par la présente, et de façon préventive, je précise donc un fait. Je ne cherche nullement à plaire à Monsieur Gilles BOURDOULEIX. Ni à attirer une quelconque bienveillance tardive de sa part. Et encore moins à venir « colorer » son équipe. Le même raisonnement s’applique pour les représentants des autres partis politiques.

Celle et celui qui a pris la peine de me lire dans notamment Le Spectre de l’Isotèle, mon premier livre paru en mai 2013, comprendra ce que je veux souligner, et confirmera certainement mes dires.

Sur certains points, je suis le premier à réagir face à Monsieur Gilles BOURDOULEIX. Je le contredis lorsque je l’estime nécessaire.

Mes réflexions sont axées sur un sujet. Elles ne ciblent jamais la personne. Elles sont toujours motivées, de façon objective. Les éléments de mon argumentation sont vérifiables. Ma démonstration est mécanique. Mes preuves sont indépendantes et règlementaires en tout premier lieu.

Mon adversaire, à ne pas confondre avec ennemi, ne me répond jamais directement et de façon parallèle. Le silence vaudrait notamment approbation. A moins que l’absence de réponse ne reflète une forme de mépris envers l’interlocuteur qui nous interpelle. Un refus de communication déconsidère l’échange. Et nuit à la relation.

Ma démarche n’a donc pas pour objectif premier d’être en faveur de Monsieur Gilles BOURDOULEIX. Il serait illusoire de l’imaginer.

Mais, il serait tout aussi vain de vouloir tenter de me faire croire que Monsieur Gilles BOURDOULEIX serait responsable de tous les dossiers. Et de tous les maux de notre territoire. Eu égard notamment aux nombreuses délégations de responsabilités et aux différents niveaux hiérarchiques existants.

Je me constitue donc « avocat ».

Mon « client » n’est pas Gilles BOURDOULEIX. Je le répète.

Je tente de défendre un principe.

Je souhaite la victoire du Droit. Et la manifestation de la vérité.

Premier acte

La tension est devenue palpable à Cholet, une ville française située dans le département du Maine-Et-Loire (49). Ce dernier fait partie de la région Pays de La Loire.

Cette ambiance pesante s’intensifie de jour en jour à l’approche des élections municipales prévues le mois de mars prochain.

Quasiment chaque jour, la presse alimente ce climat. Elle tente de jouer son rôle. Des textes, ou des extraits de ces derniers, sont régulièrement proposés aux lecteurs. Aux futurs électeurs.

Le contenu de ces documents est soumis à l’appréciation des citoyens qui seront appelés à voter le jour « J ». Celui qui est déjà fixé.

De façon non assidue, je lis ces articles de presse en cherchant des points susceptibles de m’intéresser. De me faire changer d’avis. De me ramener vers l’urne que je n’envisage plus de fréquenter pour l’instant ; comme je vous le disais précédemment.

Je tente de localiser un projet censé développer la prise en charge d’un grave dysfonctionnement constaté et signalé.

J’essaie d’identifier une prise en considération d’une de nos véritables préoccupations. D’un de nos besoins vitaux et non d’estime.

Mais, aucun programme ne juge utile de nous présenter, au moins un dossier sérieux, avec les trois déterminants habituels indispensables à la conduite d’un projet : les Hommes, les délais et les coûts.

Non, je ne trouve rien. Absolument rien. Rien de rien.

Excepté ces incompréhensibles écrits qui inondent nos boîtes aux lettres. Une encre décalée qui nous invite à voter pour tel ou tel candidat. Qui nous promet simultanément le jour et la nuit. Ce que la Droite doit à la Gauche. Ce que la Gauche doit à la Droite.

Non, je ne ressens que le vent. Un vent fort capable de labourer la surface d’un océan.

Un vent qui me percute en traversant la vacuité de ces soi-disant propositions d’améliorations. Celles-ci se résument, en réalité, à une liste d’idées, sans liant, qui se succèdent. Telle une liste de course.

Celle-ci est tout de même embellie par des moyens et artéfacts d’imprimerie. Sans oublier la photo du candidat, dit « tête de liste ». Un candidat qui, souvent, sourit.

Le contenu de ces articles de presse n’est pas sans intérêt. Il nous informe. Il nous prévient. Il nous alerte. La lecture de ces lignes met en évidence des méthodes qui pourraient être qualifiées de « crêpages de chignons ». De « jappements ».

« Hurlement des loups » et « aboiements des chiens » serait le titre de la rubrique que je pourrais proposer si j’étais journaliste. Un coin du journal qui serait réservé aux échanges enregistrés.

Les communiqués de presse pleuvent. Des conditions météorologiques prévus et attendus. L’atmosphère politique est plus facilement prévisible que les caprices naturels. La saison électorale se distingue par la constance de son climat. Pas forcément plaisant. Son odeur serait nauséabonde.

A Cholet, la qualité des échanges lors des séances du conseil municipal n’auraient pas toujours été du niveau escompté. Cette qualité serait comparable à celle d’une réunion Tupperware®. Mais, depuis peu, le débat semble avoir pris une autre direction. Elle est fléchée vers le bas. Une ligne qui consacrerait une dimension de bas niveau.

Presque tous les candidats tirent dans le même sens. Leur cible serait déjà identifiée. Elle serait matérialisée par l’équipe actuelle sortante. Ou plutôt par Monsieur Gilles BOURDOULEIX, l’actuel député et maire de Cholet. Un personnage qu’on ne présente plus.

Mais dans toutes ses formes, l’excès signe, presque mécaniquement, la bêtise.

La démesure est l’empreinte de l’incapacité, de l’ignorance et de l’incompétence.

Depuis un certain temps, j’assiste à ce que certains pourraient considérer comme une exécution politique de Monsieur Gilles BOURDOULEIX. A vrai dire, ce point ne me heurte pas outre mesure. Ce n’est point mon affaire.

Mon étonnement réside dans la méthode déployée. Celle-ci nous considèrerait tous, nous citoyens Français et Choletais notamment, comme des personnes vulnérables. Et par conséquent, influençables. Idiotes. Stupides.

Un vilain moyen qui laisserait supposer que nous sommes tous dénués de toute faculté de réflexion sur un sujet donné. De toute capacité de recherche de sources valides. De toute volonté d’analyse et d’interprétations des différentes données disponibles. De toute possibilité d’appréciation de la qualité dudit moyen qui nous est soumis.

Un tel procédé serait irrespectueux envers le citoyen.

De nombreux exemples, disponibles, démontrent le bien-fondé de ma prétention. Je ne manquerai d’ailleurs pas de vous en citer quelques-uns tout au long de ma « plaidoirie ».

Le mot aurait circulé. Un seul mot d’ordre : il faudrait « abattre » administrativement, politiquement, Monsieur Gilles BOURDOULEIX.

L’intention serait palpable.

Le dernier Jour du Condamné semble approcher.

Dans « Le dernier Jour d’un Condamné », Victor Hugo, lui, soutient :

« De deux choses l’une :

Ou l’homme que vous frappez est sans famille, sans parents, sans adhérents dans ce monde. Et dans ce cas, il n’a reçu ni éducation, ni instruction, ni soins pour son esprit, ni soins pour son cœur ; et alors de quel droit tuez-vous ce misérable orphelin ? Vous le punissez de ce que son enfance a rampé sur le sol sans tige et sans tuteur ! Vous lui imputez à forfait l’isolement où vous l’avez laissé ! De son malheur vous faites son crime ! Personne ne lui a appris à savoir ce qu’il faisait. Cet homme ignore. Sa faute est à sa destinée, non à lui. Vous frappez un innocent.

Ou cet homme a une famille ; et alors croyez-vous que le coup dont vous l’égorgez ne blesse que lui seul ? Que son père, que sa mère, que ses enfants, n’en saigneront pas ? Non. En le tuant, vous décapitez toute sa famille. Et ici encore vous frappez des innocents. ».

Dans un sens comme dans l’autre, la tactique qui consisterait à « sortir des dossiers », connus pourtant depuis de nombreuses années, juste avant des élections fait des auteurs d’une telle stratégie des complices des faits qu’ils dénoncent, tardivement.

« Vous lui imputez à forfait l’isolement où vous l’avez laissé ! » a dit Victor Hugo.

Le condamné serait, peut-être, comme un grand enfant. Il aurait besoin d’un recadrage ferme et immédiat.

Ne pas agir, en temps réel, tout de suite, revient à laisser le problème s’enliser, et la situation s’aggraver et pourrir. Ce qui nuit au bon fonctionnement des institutions fondamentales de l’Etat. Cela contrevient à la préservation de l’intérêt public. Et compromet la qualité et la sécurité du service rendu à l’usager. Quant au coût d'une telle inertie... Efficience, dites-vous ?

Cette méthode est pour le moins critiquable, contestable, voire détestable eu égard également aux termes notamment de l’article 40 du Code de procédure pénale selon lequel « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. ».

Des vertus qui se manifestent la veille d’une élection.

Quelques indignations d’accompagnement.

Des réactions tardives. Sélectives. Opportunistes.

Tentatives de récupérations de quelques prébendes électorales.

De la tentation grégaire.

Les opposants politiques à Monsieur Gilles BOURDOULEIX, notamment, ont-ils alerté le procureur de la République ? Si oui, quand ?

L’ont-ils fait tout de suite ? Dès le constat de telle ou telle anomalie et distorsion ? Ou à l’approche des élections ?

Deuxième acte

Le 05 février 2014, dans un article publié par le Courrier de l’Ouest et intitulé « Elus liés au promoteur : recours… [du candidat centriste aux élections municipales] », je lis notamment ceci :

« … [ce candidat centriste], tête de liste de « Cholet pour tous » aux prochaines élections municipales, s’est dit hier « stupéfait » par les révélations du Courrier de l’Ouest… « Pourquoi une telle association, où est l’éthique ? Comment une collectivité peut-elle travailler sereinement quand il y a une collaboration aussi étroite entre des élus et un promoteur privé… ? » s’interroge le candidat centriste… ».

Cet article poursuit :

« …Comment le maire de Cholet pouvait-il ne pas être au courant sachant qu’en 2009, M. (…) s’était abstenu pour des raisons personnelles lors du vote d’une délibération ? A cette époque, ça aurait dû déjà interpeller le maire qui aurait dû s’inquiéter de ces raisons personnelles ! » tempête… [ce candidat centriste]… ».

Or, de façon similaire, une autre question aurait été possible. Et aurait mérité d’être posée par ce même « candidat centriste » :

« Comment les partis d’opposition [aussi] pouvaient-ils ne pas être au courant sachant qu’en 2009, M. (…) s’était abstenu pour des raisons personnelles lors du vote d’une délibération ? A cette époque, ça aurait dû déjà interpeller [aussi] les partis d’opposition qui auraient dû s’inquiéter de ces raisons personnelles ! »

Constatons donc que le reproche n’est dirigé qu’envers le « maire de Cholet ».

Une autre question m’interpelle : ce « candidat centriste » n’aurait-il pas appartenu à l’équipe de ce maire ?

Le même maire qu’il cible actuellement.

Marcus Junius Brutus Caepio qui tenterait le coup en direction de son père Jules César

Ce dernier pourrait lui rétorquer : « Tu quoque mi fili » (Toi aussi, mon fils !)…

Selon cet article de presse, ce « candidat centriste » nous fait une « promesse » dont voici le contenu : « Une fois élus, on mettra en place une commission d’éthique et de déontologie pour éviter tout conflit d’intérêt. ».

Certains pourraient répliquer en disant que pour enterrer un problème, le meilleur moyen serait de créer une commission. Celle-ci serait composée d’Hommes (femmes et hommes).

Or, un conflit d’intérêt ne serait-il pas directement lié à la nature intrinsèque d’un tel ou tel individu ?

L’éthique serait à la mode.

Mais, « Etre dans le vent serait le rêve d’une feuille morte. » Dit un philosophe.

Brusquement, de l’« éthique » de la soumission et de l’endoctrinement naîtrait l’éthique de la responsabilité.

Selon le comité consultatif national d’éthique, « l’éthique n’est pas contemplative. Elle est l’exercice d’une morale active, en quête d’un point d’équilibre entre la compassion et la raison. ».


Troisième acte

La Santé est un bien précieux.

Tel est le sujet que je propose aux différents candidats au poste du maire de Cholet.

Une épreuve pratique, concrète et réelle.

Il ne s’agit pas d’une question théorique.

Lisons le sujet. Et la solution se dessinera spontanément. Il n’y aura aucune hésitation possible. Les candidats seront condamnés à l’action collective. Et dans la même direction.

Ils seront obligés d’intégrer leurs apparentes divergences dans une action synergique et dynamique. Urgente.

Car, le centre hospitalier de Cholet, qualifié par certains de « premier employeur de la ville », en a vraiment besoin. Une aide nécessaire est attendue. Une intervention vitale.

Auriez-vous un autre bien qui serait plus important que la Santé ?

L’hôpital public contribue à la préservation de cette Santé.

Sa mission est définie par voies législative, règlementaire et normative.

Son rôle pourrait se résumer en trois mots : « Prévenir » ; « Soigner » ; et tenter de « Guérir ». Soit « P.S.G. ».

Mais, actuellement et depuis quelques années, on dirait qu’en l’absence notamment de personnes malades, l’hôpital public ne pourrait plus subvenir à ses besoins de fonctionnement.

Ce dernier doit être normal, optimisé, sécurisé 24h/24h, chaque jour de l’année.

On dirait que certaines maladies, dites rentables, seraient devenues le meilleur traitement d’un hôpital atteint, lui, d’une pathologie silencieuse, perverse, sournoise, et contagieuse.

Pour vivre, l’hôpital public a besoin d’une perfusion continue d’euros. Ce traitement est fabriqué à partir de la maladie humaine.

Sans maladie humaine, l’hôpital public pourrait mourir.

Etonnante équation !

Or, sans hôpital public, l’Homme pourrait mourir.

Alors que l’hôpital public est censé soigner tout patient ; on dirait que ce sont certains patients, considérés comme « juteux », qui soigneraient l’hôpital public.

Sil€nc€ Hôpital !

L’une des victimes d’une telle équation est le directeur d’un hôpital public. Sa carrière professionnelle serait dépendante des « sous »… Ce qui n’est pas le cas des praticiens hospitaliers notamment, et en particulier les médecins et pharmaciens.

Je vais vous raconter une histoire vécue. Elle pourrait avoir comme titre : « Les sous de la Réanimation : la vie, le patron et le chiffre d’affaires. » :

« Vendredi 02 mai 2008, un médecin chef de service de réanimation reçoit un courrier de la direction de l’hôpital. Le directeur lui reproche les « mauvais résultats financiers » auquel le service de réanimation aurait contribué ! Le directeur lui demande donc des comptes :

-     « Je viens de prendre connaissance de la valorisation des séjours… pour la période du premier trimestre 2008 (copie jointe en annexe : Comparaison pluriannuelle du chiffre d’affaires par semaine sur l’année 2006, 2007, 2008)… Ces résultats m’ont beaucoup surpris eu égard aux mêmes périodes de 2006 et 2007. Cette évolution est inquiétante. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me faire part de votre analyse de cette situation qui contribue à alimenter les mauvais résultats financiers de l’établissement. »

Une confirmation de ce que je vous disais.

D’une certaine manière, le directeur semble reprocher à ce médecin de ne pas avoir rempli, suffisamment, le service de réanimation qu’il dirige.

Ce médecin n’aurait pas recruté assez de patients en réanimation !

Pas assez de « clients »

Et par conséquent, il n’aurait pas « vendu » assez de soins « rentables » !

D’où ces « mauvais résultats financiers ».

Désespéré, mis au pied du mur, ce collègue se souvient d’un éditorial que j’ai écrit. Un éditorial qui a été publié, en septembre 2006, dans une revue nationale avec comité de lecture : « Le Pharmacien Hospitalier ». Son titre est : « L’hôpital public est-il soluble dans le marketing ? »

Deux années plus tard, en 2008, cet éditorial a été référencé dans une autre publication d’un confrère juste à côté de « l’avis n°101 du comité national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé ». Ce dernier est intitulé : « Santé, éthique et argent : les enjeux éthiques de la contrainte budgétaire sur les dépenses de santé en milieu hospitalier. ».

Avec ce collègue réanimateur, nous prenons donc soins de discuter des éléments de réponse qu’il conviendrait d’adresser à la direction.

Quelques jours plus tard, dimanche 18 mai 2008, ce collègue m’écrit :

-     « Bonjour,

Ci-joint copie de la lettre que j’envoie au directeur.

Merci pour tes conseils. »

Ce collègue n’a pas osé inclure, au contenu de cette lettre de réponse, la question suivante que je lui ai suggérée de poser au demandeur :

-     « Le service de réanimation pourrait-il disposer d’un budget publicitaire ? Et de quelle taille ? ».

La direction parle de « chiffre d’affaires » !

Mais, dans un hôpital public, pourrait-on adopter une position commerciale et sur quels critères ?

Dans sa démarche, le directeur était aidé par deux médecins.

Le premier médecin est le chef de service de Pédiatrie, et Président de la commission médicale d’établissement. C’est ce médecin qui n’a pas hésité à plaider pour la construction du nouveau pavillon « femmes-parents-enfants » (Cf. mon article du 29 janvier 2014 cité ci-dessous).

Le second médecin est responsable du D.I.M. (département d’information médicale). Celui qui « compte » l’activité de l’hôpital pour la transformer en « sous »

Ces médecins auraient dû éclairer le directeur. Ils auraient dû expliquer à ce dernier le décalage de sa demande avec les missions de ce service de soins qui accueille des patients fragiles. Entre la vie et la mort.

Ce n’est pas une option. Mais bien leur mission. Leur devoir.

Mais, « Savez-vous ce que disent les arbres lorsque la hache entre dans la forêt ? Regardez : le manche est l’un des nôtres. ».

Galien, Hippocrate : Réveillez-vous !

Fin de l’histoire. ».

Le fonctionnement du centre hospitalier de Cholet devrait intéresser notamment toute équipe prétendant à la mairie de Cholet.

D’autant plus que l’élu pourrait être propulsé à la présidence du conseil de surveillance (ex. conseil d’administration) de cet hôpital.

Pour comprendre la situation de l’hôpital de Cholet, il vous faudrait lire tous mes écrits dont certains sont proposés dans ce blog.

Le 29 janvier 2014, j’ai soumis un article intitulé « Centre hospitalier de Cholet : les « raisons » d’un délabrement annoncé… Et lorsque Monsieur Gilles BOURDOULEIX qualifie de « Fascistes » des membres du personnel de l’hôpital… ». (Cliquer ici)

La lecture de cet article est conseillée.

Quelques jours plus tard, je découvre un article publié le 03 février 2014 par le Courrier de l’Ouest. Son titre est : « Politique. « Gérer une ville ne s’improvise pas, l’honnêteté intellectuelle non plus. ». Son contenu me permet de lire cette phrase :

« …tête de la liste aux élections municipales « Un nouvel élan pour Cholet », réagit… souligne que « l’hôpital de Cholet perd régulièrement de sa substance sans que la municipalité ne s’en émeuve beaucoup. … ».

Là encore, je ne peux que m’étonner de cette réaction de cet autre parti politique. Une soudaine réaction. A quelques semaines des élections municipales, notamment.

Ce parti politique, comme les autres partis, n’aurait-il pas été informé, depuis longtemps et par différents moyens, du risque encouru par l’hôpital de Cholet ?

Que celle ou celui qui ose aujourd’hui affirmer qu’elle (il) n’aurait pas été informé(e) de longue date, de l’effritement progressif auquel est confronté depuis de nombreuses années le centre hospitalier de Cholet, lève la main ! ?

Le dossier de l’hôpital public de Cholet est un véritable sujet.

« Qui ne dit mot consent » !

Le silence ne vaudrait-il pas caution ?

L’inertie ne serait-elle pas le symptôme de l’approbation et de l’indifférence ?

Quel est le nombre de séances du conseil municipal qui ont eu lieu depuis au moins 2005 ? Date à laquelle certains individus semblaient avoir commencé à engager l’hôpital de Cholet dans la voie du déclin…

A minima, ce parti politique, et les autres, auraient-ils jugé utile d’inscrire à l’ordre du jour d’un conseil municipal le point suivant : « Que faire suite aux nombreuses alertes, concernant l’hôpital public de Cholet, qui ont été reçues à plusieurs reprises et de différentes façons ? » ?

Dans une démocratie, quel est le rôle d’un parti politique dit d’« opposition » ?

Les partis politiques n’auraient-ils pas contemplé, et sans bouger, la chute progressive de ce bien public commun ?

Leur désintérêt envers l’hôpital de Cholet, que certains qualifient pourtant comme le « premier employeur » de la ville, n’aurait-il pas été déjà remarqué par de nombreux Choletais ?

Pourquoi ce brusque « réveil » ?

Comment motiver cette brutale « rupture de somnolence » et cette attention inattendue et imprévue ?

Alors, je pourrais répondre à ce parti politique par la même phrase avec une nuance près : « L’hôpital de Cholet perd régulièrement de sa substance [a déjà perdu cette substance ?] sans qu’aucun responsable politique ne s’en émeuve beaucoup. ».

La parole de ce parti politique arrive un peu tard, à mon avis.

Une dénonciation tardive ne serait-elle pas l’aveu d’une responsabilité partagée ? D’une complicité ?

Cette réaction, enregistrée par voie de presse dans le mois précédent les élections municipales, ne serait-elle pas le témoin d’une indignation opportuniste ?

Certains pourraient qualifier une telle démarche de tentative de récupération politique. Elle pourrait jeter le doute sur cette méthode et sur la réelle intention de ses auteurs.

Ces derniers seraient-ils réellement attachés à la sauvegarde de l’intérêt général et celui du citoyen, patient, usager du service public hospitalier notamment ?

Ou chercheraient-ils simplement à utiliser, et à la dernière minute, ce dossier concernant l’hôpital de Cholet, un vrai sujet, pour servir leurs ambitions personnelles ?

Il ne suffit pas de « s’émouvoir ».

Le constat appelle une action.

Or, encore une fois, je ne peux que m’interroger ; eu égard à la vacuité des programmes qui nous sont proposés sur ce point, plus précisément.

Comme le mentionne si bien le titre de cet article du Courrier de l’Ouest, je confirme donc que « Gérer une ville ne s’improvise pas, [et] l’honnêteté intellectuelle non plus. ».

Qu’on nous épargne ces vertus qui se manifestent la veille des élections. Qu’on nous préserve de ces manœuvres. Qu’on nous protège.

Depuis septembre 2012, un nouveau directeur est nommé au centre hospitalier de Cholet.

Ce nouveau directeur a donc hérité d’une situation inqualifiable. Ses préoccupations premières seraient centrées sur la recherche de « sous »… Ses multiples écrits mettent en évidence ce fait. Peut-être son désarroi.

Ce directeur aurait besoin d’un soutien urgent.

Alors, que pourrait faire un candidat prétendant à devenir le maire de Cholet ; et peut-être, le président du conseil de surveillance du centre hospitalier de Cholet ?

« Moi Président » ; « Moi, Maire de Cholet », j’ai déjà une idée.

D’autant plus que ce nouveau directeur nous a confirmé, pas plus tard que janvier 2014, que :

« Les tensions budgétaires déjà perceptibles en 2012 se sont renforcées en 2013… Compte tenu du ralentissement de l’activité, la situation budgétaire de l’établissement s’est sensiblement dégradée en 2013. Ce déficit pour l’ensemble des budgets est de plus de 1,6 millions d’euros contre 1 million d’euros en 2012. ».

« Moi Président » ; « Moi, Maire de Cholet », je n’hésiterais pas une seconde à tirer les conclusions qui s’imposent face à un tel constat.

Je commencerais par interpeller, voire enjoindre à, l’organe compétent, et notamment l’agence régionale de santé, de prendre toutes les mesures propres à satisfaire aux obligations découlant de cette mission attribuée à un hôpital public.

L’agence régionale de santé a soutenu la politique de l’ancienne direction. Politique qui a conduit à la situation actuelle subie par le centre hospitalier de Cholet.

Il appartiendrait donc à cette même agence régionale de santé de bien vouloir soutenir, également, le nouveau directeur de l’hôpital de Cholet.

Par exemple, et de façon non exhaustive, l’agence régionale de santé pourrait commencer à accorder à l’hôpital de Cholet la somme d’euros nécessaire au rétablissement immédiat de son équilibre budgétaire. Et autres…

Une petite bouffée d’oxygène !

Enfin, celle et celui qui a lu « Médicament : recadrage – Sans ton pharmacien, t’es mort ! », mon deuxième livre paru en septembre 2013, se souviendra de son contenu. Et notamment celui des dispositions de :

-     l’article R. 4235-18 du code de déontologie des pharmaciens consacré par le code de la santé publique selon lesquelles « le pharmacien ne doit se soumettre à aucune contrainte financière, commerciale, technique ou morale, de quelque nature que ce soit, qui serait susceptible de porter atteinte à son indépendance dans l’exercice de sa profession, notamment à l’occasion de la conclusion de contrats, conventions ou avenants à objet professionnel. » ;

-     l’article R. 4127-5 du code de déontologie médicale consacré par le code de la santé publique selon lesquelles « le médecin ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit. » ;

-     Etc.

On ne saurait réduire un directeur d’un hôpital public à une « courroie de transmission » d’une « pression d’euros ». Qu’il répercute sur les soignants.

Car, à cause d’un aveuglement et d’une surdité constants, ces soignants finissent par prendre la fuite

Laissant ainsi leur place à ceux qualifiés de « mercenaires », et à leurs « magots de maharadjah »

A moins que cela ne soit le but recherché ?

Une requête urgente devrait donc être envoyée à notamment l’agence régionale de santé. Ce document prendrait la forme d’une réclamation préalable. Il serait signé par tous les candidats prétendant à la mairie de Cholet. En envisageant d’adresser, peut-être, une copie de cette demande à Madame la Ministre des affaires sociales et de la santé.

Telle est l’épreuve pratique que je propose à ces candidats.

Quatrième acte

« Au cœur de Cholet, Cholet au cœur ; 1995-2014 avec Cholet Passion » est le titre du document de 44 pages que je trouve dans ma boîte aux lettres.

Je n’ai pas le temps de le lire en entier.

Mais, la page 8 attire mon attention.

Et plus particulièrement son paragraphe intitulé « Apporter une santé de proximité via le Centre Hospitalier de Cholet ».

Ma lecture rapide m’arrête à ces quelques lignes.

Dans le contenu de ce texte, je suis surpris de ne voir aucune référence à l’ambitieux et nouveau pavillon dit « femmes-parents-enfants ».

Je veux parler de ce pavillon cité dans mon article du 29 janvier 2014. Un document dont le titre est :

« Centre hospitalier de Cholet : les « raisons » d’un délabrement annoncé… Et lorsque Monsieur Gilles BOURDOULEIX qualifie de « Fascistes » des membres du personnel de l’hôpital… » (Cliquer ici pour le lire)

Aurais-je mal lu ?

Il est vrai que je ne peux parcourir, rigoureusement, toutes les pages de ce document.

Est-ce le seul paragraphe qui est consacré à l’hôpital public de Cholet ?

Ce dernier est pourtant qualifié par certains comme étant « le premier employeur de la ville ».

Etonnant !

Je ne pense pas me tromper beaucoup en disant qu’un bilan ne saurait se réduire à lister une partie de la structure.

De même, un bilan ne pourrait contenir que des points positifs. Il est censé relater les points négatifs aussi. Les dysfonctionnements. Les écarts…

Car, reconnaître ces derniers revient à mettre en place des actions correctives et surtout préventives. En toute transparence.
 
Cela revient à apprendre par l'erreur.

Et, que penser de cette analyse rappelée dans le « troisième acte » (cf. ci-dessus) :

« …tête de la liste aux élections municipales « Un nouvel élan pour Cholet », réagit… souligne que « l’hôpital de Cholet perd régulièrement de sa substance sans que la municipalité ne s’en émeuve beaucoup. … ».

Le parti Cholet Passion est contredit par le parti Un nouvel élan pour Cholet.

Quel est le constat effectué par les autres partis politiques sur ce point ?

Enfin, à elle seule, la structure ne fait pas la fonction.

Cinquième acte

A suivre dans un prochain épisode…







 

 
 

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